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La ligne Paris - Granville, 150 ans d'Histoire
1855 - 2005

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La ligne aujourd'hui
Après un siècle de "vapeur" les dernières
locomotives à vapeur quittent Argentan à l'été
1970, c'est la fin d'une
époque, les diésels ont gagné, et on les voit désormais en tête de tous
les express Corail. La ligne est parcourue aussi par des autorails que
nous avons présentés
dans la galerie "photos du matériel".

Plusieurs évènements interviennent
et posent la question de la pérennité de la ligne Paris -
Granville.La ligne doit affronter un coup très dur avec l'effondrement à la fin
des années 1990
du "trafic marchandises" qui s'élevait à près de
300.000 tonnes. Fermeture de l'usine Dior à
Granville, disparition du
faible tissu industriel local, la concurrence routière, et
l'achèvement
de l'autoroute des estuaires en 2003.
La rentabilité d'une ligne repose sur l'addition du trafic fret et du
trafic voyageurs. Cette logique
est rompue et elle est accentuée encore par
l'électrification de la plupart des grandes lignes,
et de la mise en place
du concept TGV sur Lyon, Marseille, Lille, Le Mans et bientôt
Strasbourg.
Tout cela donne un coup de vieux à la ligne Paris -
Granville.
A la SNCF en 1997 pour réduire son endettement, une
réforme fait la distinction entre le
réseau ferré (les voies), qui
prendra le nom de Réseau Ferré de France et l'exploitation comme -
ciale
c'est à dire la fonction de transporteur avec la conduite des rames.
Malgré ces handicaps la ligne se présente comme un acquis dont on veut tirer
le meilleur usage.
Le Conseil
Régional de Basse Normandie et les transports
La politique des Régions est mise en place en 1972, dans laquelle les
transports relèvent
petit à petit des régions. Ainsi le Conseil Régional
de Basse Normandie devient
politiquement responsable de ses choix en
matière de transports. Il est plus apte à connaître
les besoins
spécifiques des diverses populations concernées.
Pour cela il bénéficie
de la subvention de l'Etat qui était auparavant versée à la SNCF.
Cette
nouvelle organisation se traduit par des créations de trains, par la
mise en place de
dessertes avec des fréquences rythmées
C'est ainsi que le Conseil
Régional de Basse Normandie (et dans une moindre mesure celui
de Haute
Normandie pour le passage dans le département de l'Eure) signe en 1993 une nouvelle
convention avec
la SNCF, qui a pour but de faire le parcours de 328 km entre Paris et
Granville
dans des
conditions confortables avec 5 arrêts, en 3 heures de parcours, soit une
amélioration
de 28 minutes sur les derniers horaires..

Dépliant d'information du Conseil Régional et de
la SNCF annonçant la
modernisation de la ligne. Les premières
rames seront livrées à partir de
janvier 2000.
La SNCF, les Conseils Régionaux de France et l'Alstom
unissent leurs efforts pour mettre
au point un nouveau
matériel le" TER" le Trans -Express - Régional.
117 Exemplaires
sont commandés. Pour sa part, le Conseil Régional de Basse Normandie commande 17 rames
X
72500.Tri -caisse
Rame X 72500 - Tri - caisse, deux motrices encadrent une remorque.
Longueur 72, 40m - 228 passagers - poids 142,5 T
Le Conseil Régional attend
beaucoup de cette réalisation qui demande six ans pour
commander les 15
automoteurs Alstom censés être plus puissants que les TER classiques.
Car ils doivent en effet faire jusqu'à 3 trajets par jour soit 984 km !
La ligne qui n'a pas bougée depuis 1870 est modifiée sur une bonne
partie du trajet, on
modernise aussi les télécommunications. Tous ces travaux doivent permettre de rouler à
160 km / h
sur 1/3 du parcours, les 2/3 restant se font à 140 km /h.

Rame X 72500
Les premiers autorails
livrés ont connu des problèmes importants, sur le plan technique de
la mise au point. provoquant des pannes de fermeture des portes, de
climatisation, groupes
trop bruyants.
Ce qui se traduit durant l'année
2000 par une certaine déconvenue; un mécontentement s'installe
chez les
voyageurs et chez les politiques de la régions, à la suite d'une série de pannes et
de retards souvent
supérieurs à une heure.
De nombreuses rames ont été remises à niveau chez Alstom. Les années passant, le taux de
régularité concernant le respect des
horaires s'élevait selon
le Directeur SNCF de la ligne Paris - Granville
à 86% en 2004!
Malgré la mise en place d'un programme de fiabilisation du matériel
roulant sur l'année 2006,
il reste encore des efforts à accomplir pour
un meilleur service à la clientèle.

Confort intérieur des rames X 72500
S'il y a respect des horaires, on
met 3 heures pour faire 328 km, ce qui est tout à fait correcte.
Temps
impossible à tenir, si l'on veut réaliser en voiture le même trajet
Paris - Granville, par
l'autoroute des estuaires.
Prix d'un billet normal en 2è classe, sans réduction
36, 80 E
Prix du même billet retenu à l'avance Prem's 26 E
Fréquence des trains 6 allers Paris - Granville
Fréquence des trains 6 allers Granville - Paris
Nombre de passagers au delà de Dreux 600 à 800 par jour
Nombre de passagers au delà de Dreux, le weekend 2000
Même fréquentation dans le sens Granville - Paris.
Après la gare de Granville, les gares d'Argentan et de
Flers sont en cours d'être modernisées,
afin d'offrir un meilleur accueil
au public. La ligne Paris - Granville part de la
Gare Montparnasse 3

Le trafic ferroviaire de la gare Montparnasse est
considérable. Il se décompose en trafic
TGV en direction de l'Ouest et
du Sud - Ouest.
En trafic banlieue.
La ligne Paris - Granville représente environ 4 à 5% de l'activité
globale de la gare. Si l'on regarde l'avenir de
la ligne, certains espèrent un matériel plus puissant et plus
silencieux,
apte à mieux faire face aux 3 allers et retours quotidiens
des rames actuelles X 72500, qui
paraissent avoir été surestimées pour
un tel kilométrage quotidien...Une autre génération d'auto -
rails diesel
ou des rames électriques ??. Le monde bouge rien
n'est plus comme avant. Et comme beaucoup de lignes en France, la
ligne Paris - Granville est déficitaire et n'est maintenue qu'à bout de bras
par le Conseil Régional
qui assume pleinement sa mission de "transports
publics", pour désenclaver son territoire. Car
pour être valable face à la route, le train doit être rapide, c'est la
vitesse qui compte encore
et toujours. C'est le défi que les élus du
Conseil Régional de Basse - Normandie et la SNCF
tentent de relever en
assurant la pérennité et la performance de notre bonne vieille ligne.

Bon voyage - Attention au départ...
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